Victimes des inondations, les animaux de la réserve africaine de Sigean cherchent un nouveau foyer


Dévastée, une fois de plus, par les inondations qui ont frappé la région fin novembre, la réserve africaine de Sigean (Aude) a décidé de déménager. Si de nombreuses propositions ont été étudiées, il semblerait que ce soit celle de la ville de Millau qui ait été retenue par la direction du parc.

 Une fois de plus, rien n’aura pu empêcher les eaux de la Berre de recouvrir entièrement les quelques 300 hectares de la Reserve Africaine de Sigean. Et comme à chaque fois, la direction du parc ne peut au final que contempler les dégâts. Au total, 6 animaux ont perdu la vie : Un jeune impala, un gnou à queue blanche, un flamant rose, une grue couronnée et deux crocodiles nains. Ces deux derniers représentent la perte la plus tragique car cette sous-espèce reste rare et ces deux femelles étaient les deux seules présentes dans le parc.

Les conditions climatiques, combinées à l'humidité inhérente aux inondations, augmente le risque de maladie chez les animaux du parc. © Jose Manuel Mota

Les conditions climatiques, combinées à l’humidité inhérente aux inondations, augmente le risque de maladie chez les animaux du parc. © Jose Manuel Mota

 

UN PROBLEME RECURENT QUI CONTRAINT LE PARC A QUITTER SIGEAN

Les problèmes d’inondations de la 2e attraction touristique de l’Aude remonte à la tempête de 1999. Cette année là, la digue, censée empêcher les eaux d’envahir la plaine de la réserve, a cédé et n’a jamais été reconstruite. La réserve africaine s’est donc régulièrement retrouvée sous les eaux depuis, mettant en danger tant la vie des animaux que du personnel logé sur place.

Lassée par cette situation, la direction du parc a donc décidé de relocaliser son activité. Elle aurait, apparemment, reçu des propositions émanant du département de l’Aisne et de la Catalogne en Espagne avant de s’intéresser à la solution proposée par Millau. La ville au viaduc mettrait à disposition 300 hectares de terrain pour accueillir les 3800 animaux de la réserve audoise. L’argument principal restera, tout de même, la proximité de l’autoroute A75 qui devrait ramener de nombreux touristes jusqu’aux portes du parc.

Léo d’Imbleval

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