Vacances : on the road again…


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Il est 7h30 est cela fait presque une heure que je miaule de frustration (voir article précédent) sans que l’on me donne ma ration alimentaire matinale. Et pour cause : aujourd’hui c’est jour de départ en vacances et comme je suis souvent malade en voiture on me prive de croquettes juste avant de prendre la route. Mais qu’à cela ne tienne, je me vengerai. D’ailleurs, je crois que mon dîner n’est pas totalement digéré…

En même temps je me doutais bien que l’heure du repos estival avait sonné quand ma maîtresse a remonté sa valise de la cave hier soir. Une immonde valise rouge que je l’ai, par tous les moyens, empêché de remplir. Je m’y suis couché, à l’intérieur et sur le dessus, j’y ai fait mes griffes et j’ai même un moment pensé à me soulager dedans. Mais rien n’y a fait et nous voilà ce matin, en plein branle-bas de combat, à quelques minutes de mettre les voiles… et moi de me faire la malle !

 

8 heures : j’ai raté mon coup, ma maîtresse m’a rattrapé avant que je ne franchisse le seuil de la porte. Résultat : me voici coincé dans un panier de voyage avec six heures de route en perspective… Ah ! Si seulement parfois elle pouvait s’abstenir de payer un supplément de 80 euros pour m’emmener avec elle !

Bon, après je dis ça mais c’est vrai que quand elle n’est pas là, le me languis un peu… J’entends le moteur qui tourne : mon calvaire commence !

 

9h15 : ma maîtresse est aux petits soins pour moi, vérifie toutes les quatre secondes si je n’ai pas chaud ou soif, et si je ne manque de rien. Comme ce n’est pas elle qui conduit je suis au centre de son attention et je dois avouer que cela me plaît bien. Cela fait toutefois une heure et quart qu’elle me caresse le dos sans discontinuer et je me demande si, à la longue, elle ne va pas se faire une tendinite mais enfin…

Soudain, un nid de poule sur l’autoroute nous soulève de nos sièges. Plus de peurs que de mal mais mon estomac vient de faire Space Mountain dans mon organisme. Voyant mes flancs agités de spasmes, ma maîtresse a juste le temps de me placer la cuvette sous le nez (elle avait prévu le coup, la fourbe !) que je rends les restes de mon dîner… Une pause s’impose.

 

9h30 : arrivés à la station-service la plus proche, ma maîtresse sort de l’habitacle avec moi afin de me débarbouiller à la fontaine public et pour me permettre de me dégourdir les pattes pendant que le conducteur fait le plein. Après un brin de toilette à l’eau fraîche, ce qui est moins désagréable qu’à l’accoutumé en temps de fortes chaleurs, je m’en vais manger l’herbe de l’aire d’autoroute. Il faut bien faire des réserves étant donné qu’à présent je suis définitivement à jeun. Et si je veux à nouveau tenter de souiller les sièges de la jolie Renaud qui me transporte…

 

10 heures : après que je me sois rempli la panse de végétaux, tel un bovin, et que les humains qui m’accompagnent aient bu un café puis l’aient évacué, nous reprenons notre chemin. Direction un grand complexe vacancier perdu en pleine nature lorraine.

 

Midi : la voiture s’arrête à nouveau. Mollement, j’ouvre un œil : je n’ai pas vu le temps passer mais c’est déjà l’heure de déjeuner. Pacha, je m’étire de tout mon long, déposant au passage quelques poils clairs sur les collants noirs de ma maîtresse : de rien, c’est gratuit…

Pendant qu’ils pique-niquent, je reçois une poignée de croquettes. Mon air de cocker dépressif leur a fait pitié et j’en suis ravi…

Une fois repus, nous remontons tous à bord pour la dernière ligne droite. A les entendre il ne reste plus que deux heures de routes à parcourir. Enfin, ça c’est sans compter les imprévues que je suis capable de déclencher. D’ailleurs, j’ai un peu la nausée…

 

13h20 : après un énième « arrêt rejet », il semblerait que nous ayons dévié de la route initiale. Perdus en pleine cambrousse sous le soleil d’août, les esprits s’échauffent. On s’agite les cartes routières sous le nez, on s’énerve et on prend à parti le GPS… Impassible, du haut de mon panier, je les regarde, amusé. C’est fou dans quel état les humains peuvent se mettre pour une erreur d’orientation. Comme je suis heureux d’être un chat, sans responsabilités ni préoccupations. Pour moi, c’est tous les jours les vacances !

 

15 heures : enfin nous touchons au but ! Ce n’est pas que je commençais à en avoir assez de rouler mais presque !

Les bagages une fois débarquées et le cottage intégré, je me mets à faire le tour du propriétaire. Je renifle le moindre recoin, tâte le moindre coussin… ils pensent tous que c’est pour m’habituer aux lieux que je fais cela, parce que je suis désaxé. Mais ils se fourvoient ! En vérité je cherche le meilleur endroit pour me l’approprier et y passer l’entièreté de la semaine qui vient. Ah ça y est, j’ai trouvé ! … Quoi ? … Comment ça il n’y a pas marqué mon nom sur ce transat ?!

Signé : Cobain

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