Une maison de retraite pour animaux de cirque


A La-Fontaine-Saint-Martin, dans la Sarthe, le cofondateur du cirque Arlette Gruss, Georgika Kobann, a créé une maison de retraite pour les animaux artistes de cirque.

Georgika Kobann  Crédit : Ouest France

Georgika Kobann
Crédit : Ouest France

Georgika Kobann, ancien dresseur de fauves pour le célèbre cirque de feu son épouse, Arlette Gruss, a eu la jolie idée de créer une maison de retraite pour les animaux qui composent la troupe d’artistes de ce grand cirque européen. Un havre de paix unique en France à La-Fontaine-Saint-Martin, après tant de répétitions et de spectacles.

«Avec Arlette, nous souhaitions dès le début créer un espace pour nos animaux vieillissants afin de pouvoir les garder avec nous jusqu’au bout», explique ce monsieur de 73 ans au Figaro. Il n’y a pas vraiment d’âge pour un animal pour prendre sa retraite, c’est en le voyant commencer à faiblir qu’on va lui faire arrêter son travail, pour ne pas qu’il souffre par la suite.

C’est un projet de longue date que ce petit coin de repos : lorsqu’ils fondent leur cirque au milieu des années 80, les deux époux n’ont pas beaucoup d’argent à consacrer à cette ambition. Mais petit à petit, celui-ci se concrétise et le premier hectare de terrain consacré à cela est acheté en 1989 où ils installent les premiers animaux en fin de carrière. En 2016, la maison de retraite s’étend sur presque 25 hectares. Georgika Kobann explique : « Ici, les animaux sont soignés et dorlotés. Ils se reposent après une vie de dur labeur. »

Arlette Gruss Crédit : DR

Arlette Gruss
Crédit : DR

Maintenant à la retraite lui aussi, le cirque est dirigé par leur fils, Gilbert Gruss. Georgika quant à lui, se consacre entièrement au bien-être de ses animaux. Un autre homme est employé à temps plein pour lui venir en aide. La petite ménagerie est composée aujourd’hui d’éléphants, de trois panthères, deux perroquets, une dizaine d’ânes, un yak et un buffle d’eau.

Pour Georgika, ses animaux comptent beaucoup ! Il confie au Figaro : «On s’attache à eux. Ce sont des artistes à part entière et un lien fort apparaît progressivement entre l’homme et l’animal, à l’image d’un chien ou d’un chat.» C’est donc inconcevable pour lui d’envoyer ses animaux à l’abattoir une fois leur carrière terminée !

Bien sûr, les dépenses sont considérables, mais comme dit le dicton : quand on aime, on ne compte pas ! Pour leur garantir un bien-être optimal, la maison de retraite n’est pas ouverte au public et les animaux y ont une liberté non négligeable : les éléphants ont par exemple un hectare entier pour eux. Ses animaux ont « bien plus de place que dans un zoo » affirme l’ancien dompteur.

Et l’amour qu’apporte Georgika à ses animaux porte ses fruits ! Ils meurent à des âges avancés, plus vieux que dans la nature, selon lui. Comme l’une de ses panthères qui est morte à l’âge de 28 ans, contre une durée de vie estimée à 15 ans dans la nature. Lorsque ceux-ci rendent malheureusement l’âme, c’est le cœur lourd que l’ancien dompteur dépose leur corps dans un trou et brule les restes, car, comme il l’explique : «Ces animaux sont recherchés par certains individus, et ils valent parfois plus morts que vivants. »

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