Un dentiste pour mon cheval ? 1


De plus en plus de « spécialistes » pour animaux apparaissent : dentistes, comportementalistes… Les vétérinaires belges s’insurgent et sont contre ces pratiques.

Bataille entre les vétérinaires et les spécialistes Crédit : DR

Bataille entre les vétérinaires et les spécialistes
Crédit : DR

On commençait à connaitre les psychologues pour animaux de compagnie, mais voilà que d’autres spécialistes apparaissent, au plus grand désarroi des vétérinaires. En effet, ceux-ci n’ont pas de titre officiel de vétérinaire mais ont une formation qui permettrait d’appliquer des soins spécifiques, comme la sédation ou l’extraction des dents, jusque-là réservées légalement aux vétérinaires. Quelques-unes de ces professions sont reconnues depuis peu en France, mais ce n’est pas le cas en Belgique. Ce que veulent ces spécialistes belges, c’est de pouvoir travailler aux côtés des vétérinaires en démontrant que leurs métiers sont parallèles.

Pour les vétérinaires, c’est inadmissible. Le syndicat de l’union professionnelle vétérinaire affirme : «Même si dans la plupart des situations, les soins que ces amateurs prodiguent aux animaux sont sans danger et sans efficacité, on nous rapporte de plus en plus de dommages provoqués par ces thérapies.» Pour eux, ce sont de vrais charlatans cherchant simplement le bénéfice.

De l’autre côté, un autre son de cloche retentit : «C’est surtout un gros problème de communication avant d’être un problème de déontologie. Nous ne faisons pas le même métier, mais des métiers parallèles. C’est comme en médecine humaine, tout le monde doit collaborer pour le bien du patient. Les vétérinaires sont à peine formés pour la dentisterie, ils n’ont pas la pratique. Quand chacun garde bien sa position, il n’y a pas de souci.» explique Mathieu Urban, ostéopathe équin.

Les spécialistes reconnaissent que certains de leurs confrères sont des « vétérinaires ratés », mal formés, voire pas du tout et que cela n’est pas tolérable car ils nuisent aux animaux qu’ils « soignent » et dégradent la réputation des pratiquants honnêtes qui voudraient exercer sans problèmes. Pour Sébastien Buxant, également ostéopathe équin, la crainte des vétérinaires réside dans le manque à gagner financier : « Ils disent qu’on n’est pas formés. Ce qui est vrai pour certaines personnes. Moi, j’ai une formation en kiné et en ergothérapie, une spécialisation animale et des années de pratique. Il faut faire le tri. Alors oui, il y a des charlatans, des gens qui sortent des règles. Mais aussi des formations reconnues, comme c’est le cas depuis peu en France. Nous avons justement créé une Fédération belge d’ostéopathie animalière, la FBOA, pour que le consommateur sache à qui il a à faire.»


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