La souris Pika menacée d’extinction


Des chercheurs américains accusent la Chine de mettre en danger la sous-espèce de souris Pika depuis son rajout sur la liste des espèces nuisibles. Originaire du plateau du Qinghai-Tibet à l’ouest de la Chine, ce petit rongeur est bien connu pour avoir inspiré le personnage de Pikachu dans Pokemon, le manga-star des années 2000.

Mi-écureuil, mi-souris, le pika est un petit rongeur vivant à l'ouest de la Chine. © Phil Pete

Mi-écureuil, mi-souris, le pika est un petit rongeur vivant à l’ouest de la Chine. © Phil Pete

 

360 000 km2 de terres empoisonnées. C’est le triste constat dressé par Maxwell Wilson et Andrew Smith et rapporté par The Independent, chercheurs à l’Arizona State University. Ces scientifiques expliquent que le gouvernement chinois aurait subventionné une vaste campagne de traitement des sols au phosphate de zinc depuis 1958. Une méthode rapide et efficace pour se débarrasser de la souris Pika, accusée de nuire aux prairies.

Plus grave encore, cette extermination semblerait même s’accélérer. En effet, plus de 300 millions de yuan (environ 42 millions d’euros), auraient été alloués à cette campagne en 2014. Une somme placée dans le but de souiller plus de 110 000 km2 de campagne, seulement cette année.

 

Pikachu, le personnage emblématique de Pokémon, a été directement inspiré du pika. © Yoshikazu Takada

Pikachu, le personnage emblématique de Pokémon, a été directement inspiré du pika. © Yoshikazu Takada

 

UN ACHARNEMENT SANS RAISONS APPARENTES

Selon un article publié par les chercheurs dans la revue américaine Ambrio, le pika serait, en effet, très loin du statut de vermine que lui ont attribué les autorités chinoises. Il se distinguerait, au contraire, par son utilité dans la préservation de la biodiversité.

Effectivement, ces petits rongeurs ne déplaceraient, pour construire leurs terriers, que de la terre déjà dégradée. De plus, les nombreuses galeries qu’ils creusent sous la surface du sol favoriseraient l’infiltration des eaux dans la terre, réduisant de fait les risques d’inondation.

Ces récentes informations apportent une nouvelle pierre à l’édifice de la lutte que mènent certaines associations contre la politique animale de la Chine. Rappelons que la Chine n’a que très récemment supprimé de ses textes de lois, l’article rendant obligatoire les tests sur les animaux avant commercialisation pour un grand nombre de produits. On peut également citer que celle-ci ne dispose que depuis quelques années d’une loi sur la protection des animaux domestiques et qu’elle reste l’un des derniers pays où la viande de chien est encore consommée. Même si ce dernier point tend à s’affaiblir, voire même à disparaître.

 

Léo d’Imbleval

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