Révolution 2 : les militants s’unissent pour les droits des animaux


Ils étaient plus d’une centaine ce samedi après-midi à avoir répondu à l’appel lancé par l’association FUDA (Forces Unies pour les Droits des Animaux). Sur la place de la République à Paris, les défenseurs des animaux se sont réunis pour réclamer un changement significatif du statut juridique de l’animal.

L'association FUDA (Forces Unies pour les Droits des Animaux) a organisé cette (R)évolution 2 pour réclamer à nouveau un changement significatif du statut juridique de l'animal. - Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

L’association FUDA (Forces Unies pour les Droits des Animaux) a organisé cette (R)évolution 2 pour réclamer à nouveau un changement significatif du statut juridique de l’animal. – Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

A l’origine de cette manifestation : un mécontentement vis à vis de la loi du 28 janvier dernier reconnaissant à l’animal un statut d’être vivant doué de sensibilité. Une loi symbolique qui n’a, en réalité, rien changé pour les animaux. Et c’était-là tout l’objet de cette manifestation : « faire en sorte que la pratique rejoigne la théorie », comme l’a rappelé Olkan Elijah, le fondateur de FUDA.

Jeanne Mas soutient la cause animale

S’est alors formé, place de la République, un magnifique village en faveur des animaux. De nombreuses associations étaient présentes (le CRAC Europe, Animaux en Péril, Sea Shepherd, L214…), chacune sensibilisant à sa cause sur son stand dédié, tandis que d’autres faisaient goûter des mets sucrés et salés vegans aux passants. Toutes ces associations, unies pour une même cause, formaient ainsi une chaîne de solidarité si harmonieuse que même la pluie n’en serait pas venue à bout. Et si la marche a été annulée au dernier moment à cause du mauvais temps, le village, lui, n’a pas désempli. Nombreuses étaient d’ailleurs les personnes, venues de toute la France, qui n’ont pas renoncé à ce rendez-vous malgré la pluie. « J’aurais même marché sous l’eau glacée s’il avait fallu ! », a-t-on pu entendre de plusieurs militants.

Malgré la pluie, beaucoup de militants n'ont pas hésité à faire le déplacement depuis la province et la Belgique pour se rendre place de la République ! - Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

Malgré la pluie, beaucoup de militants n’ont pas hésité à faire le déplacement depuis la province et la Belgique pour se rendre place de la République ! – Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

La star des années 80, Jeanne Mas, était aussi de la partie en tant que marraine de la manifestation, comme annoncé précédemment. Vegan depuis de nombreuses années, l’interprète de « Toute première fois » a tenu à apporter son soutien à cette cause, tout comme l’acteur et humoriste Raphaël Mezrahi.

La députée EELV a pris la parole, entourée d'Olkan Elijah (fondateur de FUDA) et de la chanteuse Jeanne Mas. - Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

La députée EELV a pris la parole, entourée d’Olkan Elijah (fondateur de FUDA) et de la chanteuse Jeanne Mas. – Crédit : Elisa Gorins / La Gazette animale

 

Laurence Abeille, députée d’Europe Ecologie les Verts, était également présente pour dénoncer le fait que « l’animal est toujours une table, une chaise pour son régime juridique » et que la loi du 28 janvier « n’a absolument rien changé ». « Symboliquement, c’est un premier pas, mais concrètement, quand par exemple un couple se sépare, l’animal de compagnie – qui fait partie des êtres vivants de la famille – est considéré comme le poste de télévision ou la voiture, donc en fait, on n’a pas évolué sur ce sujet-là », a-t-elle insisté.

Une loi spécifique pour les animaux sauvages ?

Persuadée que « Maltraiter les animaux, c’est aussi maltraiter notre humanité », Laurence Abeille a également souligné les lacunes de cet article 515-14 qui ne concerne que les animaux domestiques au détriment des animaux sauvages « pour lesquels il n’existe aucun statut ». La députée EELV souhaite résoudre cette question, rappelant que « cela fait partie des amendements que j’ai portés dans la loi de biodiversité » et annonçant : « je vais présenter une proposition de loi sur la question spécifique des animaux sauvages ».

Et en attendant cette évolution significative du statut juridique de l’animal, Olkan Elijah a lancé un appel à l’action : « au-delà du travail réalisé par les associations, vous pouvez agir chaque jour à une échelle citoyenne. Vous pouvez refuser l’exploitation animale, la dénoncer, vous pouvez vous engager, interpeller vos élus… » Et de conclure : « Mais aimer les animaux, les aimer sincèrement, ça commence par ne plus les manger ».

Elisa Gorins

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