Norvège : une police des animaux


Depuis 2015 en Norvège, le gouvernement teste une unité spéciale dans la lutte contre la cruauté envers les animaux.

Chien policier. Crédit : DR

Chien policier.
Crédit : DR

C’est une initiative peu commune à saluer ! En Norvège, la police du comté du Sor-Trondelag, dans l’ouest, a mis l’an dernier à l’essai une équipe composée de trois personnes : un enquêteur, un juriste et un coordinateur afin de lutter contre les violences infligées aux animaux. Sylvi Listhaug, ministre de l’Agriculture avait alors annoncé : « D’abord, il est important que l’on s’occupe de nos animaux, qu’ils jouissent des droits dont ils disposent, et qu’il y ait un suivi quand des enfreintes à la loi sont commises à leur encontre, eux qui sont souvent sans défense. »

Le projet a pour but de motiver plus de personnes à dénoncer les actes de cruauté envers les animaux dont ils sont témoins, puisqu’en 2014, « seulement » 38 plaintes concernant des violences sur animaux ont été recensées, selon NRK, radiotélévision nationale. Mais cela a également une autre utilité : prévenir la criminalité. En effet, plusieurs études dont celle de  l’Institut de criminologie de l’université de Cambridge au Royaume-Uni en 2007 et celle de l’université d’Utrecht aux Pays-Bas en 2012 ont prouvé que les personnes s’en prenant aux animaux s’en prennent souvent aussi aux humains.

C’est une expérimentation qui dure trois ans et si celle-ci marche bien, elle sera généralisée à tout le pays. Les seuls endroits où de telles mesures sont similaires sont aux Pays-Bas et à Stockholm.

En Norvège, plusieurs mesures ont d’ores et déjà été prises pour le bien-être animal : l’Animal Welfare Act, loi qui stipule que toute personne trouvant un animal blessé ou malade doit lui venir en aide et alerter les autorités compétentes, l’Etat se chargeant du financement des soins. Il y est également interdit la zoophilie et d’abandonner un animal sans défense.

En Norvège toujours, les actes de cruauté envers les animaux sont passibles de trois ans de prison. En France, le Code pénal prévoit une sanction d’une  amende de 30 000 euros et d’un d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans. Cependant, dans un pays comme dans l’autre, les sanctions vont rarement jusqu’à de telles peines, malheureusement.

Les associations de défense des animaux sont ravies. Siri Martinsen, responsable de l’ONG Noah, plus importante association de défense animale du pays, avait déclaré : « Le processus consistant à prendre au sérieux les violences contre les animaux est engagé. »

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