Marineland : le combat n’est pas fini 1


Le parc Marineland d’Antibes fait beaucoup parler de lui en ce moment, notamment par rapport aux orques. Mais le parc abrite aussi des ours polaires, et leur cause n’a pas été oubliée par les associations de défense animale.

L'ours Raspoutine de Marineland.  Crédit : MD

L’ours Raspoutine de Marineland.
Crédit : MD

Si le célèbre parc aquatique d’Antibes a prévu de nombreuses améliorations pour ses habitants, les ours polaires ne font pas l’exception. Flocke et Raspoutine sont deux ours polaires provenant de zoos différents, réunis à Nuremberg pour enfin emménager à long terme à Marineland en 2010. Ce sont de jeunes parents, ayant donné naissance à un petite oursonne fin 2014.

Leur espace au sein de ce parc a été optimisé pour leur garantir un bien-être minimal, les installations ont coûté au parc 3,5 millions d’euros et comportent notamment une prairie simulant la toundra, des cascades, des grottes réfrigérées avec lits de glace… Le parc « lutte » également pour la préservation de cette espèce qui est menacée et dont il ne reste que 20 000 membres environ sur Terre…

Cependant, pour l’association One Voice, cette initiative est certes encourageante, mais malheureusement pas suffisante. Leur équipe a remarqué que l’ours Raspoutine souffrait de stéréotypie, c’est-à-dire qu’il adopte un comportement de substitution, ne pouvant adopter celui qui lui est naturel par faute d’environnement adéquat. Ainsi, il passe une majeure partie de ses journées à tourner en rond dans son bassin, à l’instar de nombreux animaux de zoo. Ce comportement touche les ours, mais aussi les félins, les éléphants ou encore les loups qui se mettent à effectuer des allers-retours sans arrêt, qui se lèchent compulsivement ou qui développent un comportement apathique.

Pour l’association, les ours polaires – et même bien d’autres espèces –  ne devraient pas être de simples pensionnaires de zoos. Pour eux, ces animaux doivent être libres, dans leur environnement naturel. Sur leur blog, ils mentionnent :  « Ce que ses gènes d’ours polaire veulent, ce que son corps de colosse exige, ce que ses griffes, ses crocs, ses pattes énormes faites pour fouler la neige et nager sous la glace désirent plus que tout au monde, c’est la banquise, l’océan, les phoques, d’immenses étendues blanches où marcher jusqu’à l’épuisement, loin de cette odeur de kermesse et de ce bruit incessant, loin de cette clôture métallique, de cet enclos étouffant. »

C’est pourquoi l’association prévoit de déposer plainte auprès du préfet pour « une saisie conservatoire de Raspoutine en urgence. »


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