Manifestation anti-chasse : place des Innocents, on dénonce les coupables


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Une manifestation contre la chasse et le piégeage a eu lieu samedi 18 octobre place des Innocents, à Paris. L’occasion de lutter contre ce « loisir » qu’est la chasse et qui constitue un véritable lobby en dépit du peu de Français qui la pratiquent.

Alors que la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a confirmé son autorisation de chasser le loup (un comble pour une ministre de l’Ecologie !), et que nous sommes en pleine période de chasse, le Collectif du 21 Septembre a décidé de se réunir pour la seconde fois. Il s’agit d’un groupement de 26 associations qui, le 21 septembre 2013, s’étaient unies à Paris lors d’une manifestation : « la chasse, y’en a marre ».

Un an plus tard, les militants de ces associations sont de retour, avec un seul et même objectif : faire abolir la chasse et le piégeage en France. La chasse n’est que paradoxe. D’abord parce qu’elle concerne des soi-disant « passionnés de nature investis d’une mission de la plus haute importance qu’est la régulation de la faune », alors que la faune n’a jamais eu besoin d’une quelconque intervention humaine pour se réguler. Et ensuite, parce qu’elle représente un lobby extrêmement puissant alors qu’elle n’est pratiquée que par 1.7% des Français. C’est ce que le Collectif du 21 Septembre a voulu dénoncer au cours de cette journée de mobilisation.

Ecouter un extrait du discours de Gérard Charollois, président du mouvement Convention Vie et Nature :

« à bas la mort, et vive la vie ! »

Des centaines de personnes ont répondu à l’appel lancé par Nadia Poupon, coordinatrice et porte-parole du Collectif. La place des Innocents est devenue, le temps d’une après-midi, un espèce entièrement dédié à la cause animale où plusieurs stands de protection animale mais aussi pro-vegan se sont installés. Car si la manifestation avait pour cible la chasse, elle était aussi l’occasion de militer pour la cause animale dans ce qu’elle a de plus global. Ainsi, végétalisme, et maltraitances en tous genres ont été également évoqués.

Après plusieurs discours, notamment de Pascal Durand (secrétaire national d’Europe Ecologie les Verts), ou encore de Gérard Charollois (président du mouvement Convention Vie et Nature), l’attention s’est portée sur une saynète interprétée par les militants. Celle-ci mettait en scène, avec poésie et gravité, des animaux traqués par des chasseurs que seuls les défenseurs de la cause sont parvenus à arrêter. Une fiction à la fin heureuse qu’on aimerait surtout voir dans la réalité…

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Elisa Gorins

> Lire aussi notre article : « Réguler la faune : la fausse excuse des assassins d’animaux »

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