Malaise : Quand Peta compare les animaux à des handicapés… 2


Sur le site Internet de l’association de défense des animaux, un texte compare les droits des bêtes aux droits des handicapés mentaux. Une comparaison douteuse qui a provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

PETA-Facebook-Logo

Malgré elle, l’association de défense des animaux Peta s’est subitement retrouvée au coeur d’une polémique surprenante. Depuis mardi, elle fait l’objet de nombreuses critiques des internautes pour avoir publié un texte sur son site internet dans lequel il y avait une comparaison douteuse entre les animaux et les handicapés mentaux. Dans sa section « la foire aux questions » l’association répond à une interrogation en écrivant: « Chaque animal devrait avoir des droits indépendamment de l’intérêt que cet animal peut présenter pour les humains, qu’il soit mignon ou pas, que son espèce soit menacée de disparition ou pas, qu’un humain y soit attaché ou pas (de la même façon, un handicapé mental a des droits, même s’il n’est pas mignon ou si personne ne l’aime) » était-il écrit sur le site internet de l’ONG.

Voici l'objet de la polémique

Voici l’objet de la polémique

 

Plus surprenant, cette phrase était en ligne depuis la création du site internet en 2007, mais elle était passée inaperçue jusqu’à ce que le compte twitter du blog « Wheelcome » relaye cette comparaison. Ils ont publié ironiquement « Chère Peta, c’est très généreux de votre part, mais avez-vous pété un plomb? (sic) ». L’indignation s’est alors subitement emparée des réseaux sociaux. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps avant que l’association supprime le raccourci équivoque de son site internet quelques heures après. Isabelle Goetz, la porte-parole de l’ONG s’est confiée au Huffington Post « Je  suis navrée de cette erreur d’interprétation» regrettant «une formulation maladroite ». Néanmoins le blog « Wheelcome », a relevé d’autres comparaisons douteuses entre handicapés et animaux sur son site internet.

Des justifications maladroites

Mardi, dans une série de tweets, l’association se justifiait, quelque peu maladroitement, en affirmant « qu’il n’y a pas si longtemps, beaucoup d’humains étaient traités comme des objets. Par exemple, on enfermait les personnes handicapées parce qu’elles étaient considérées comme sans valeur pour la société ».


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2 commentaires sur “Malaise : Quand Peta compare les animaux à des handicapés…

  • Claire Broutta

    Ouh là là, quel faux pas…oser comparer l’animal à l’humain…terrain glissant pour nos sociétés ultra spécistes ! Eh bien moi, ce qui me gêne, ce sont tous les traitements barbares infligés aux animaux, en toute légalité, parce que l’animal ne bénéficie pas d’une considération absolument légitime. Et cette réaction disproportionnée me semble hystero…Je précise que mon père était gravement invalide, avec nécessité d’être accompagné dans les gestes du quotidien. Son handicap a donné une couleur particulière à mon enfance et formé ma sensibilité.Je me sens touchée par cette polémique et ne vois absolument en quoi il faudrait placer les souffrances dans des registres inconciliables. Bravo à PETA pour son travail exemplaire.

  • Claire Broutta

    Parce que le fond du débat, c’est l’interdiction de comparer animal et humain. De bien maintenir la barrière du spécisme. Les handicapés ont du mal à faire reconnaître leurs droits alors si on s’aventure de ce côté risqué… Sauf que c’est encore opposer les espèces, garder ses œillères, rester dans une vision anthropocentriste qui, maintenant les hiérarchies, est absolument désastreuse pour tous. Personne n’y gagnera à long terme. Et les handicapés continueront de ramer car ils seront certes des citoyens comme les autres, mais quand même un peu en -dessous…