L’ours Balou retrouvé mort


L’ours brun Balou, âgé de 11 ans et introduit dans les Pyrénées en 2006, a été découvert mort lundi, sur le territoire de la commune de Melles en Haute-Garonne. Son décès serait dû à une chute.

Fanny Ardant et Gérard Depardieu, ses parrains, sont en deuil. Le célèbre Balou, ours slovène faisant partie d’un vaste plan de réintroduction de ces mammifères plantigrades dans le massif pyrénéen, a trouvé la mort en début de semaine, comme le rapporte le site internet de l’association Pays de l’Ours-Adet.

Lundi, un membre du Réseau Ours Brun (ROB)  avait repéré dans une zone vallonnée du territoire de Melles, à une quarantaine de kilomètres au sud de Saint-Gaudens, ce qui semblait être un cadavre d’ours et avait aussitôt donné l’alerte. Le lendemain, une équipe spécialisée de l’Office National de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) s’était rendue sur place et avait confirmé qu’il s’agissait de Balou. Celui-ci a pu être identifié grâce à la marque rouge présente sur son oreille droite et à son collier, retrouvé quelques mètres plus haut. D’après les premières constatations de l’enquête, le décès de l’animal serait le résultat d’une chute de plusieurs mètres. Mais une autopsie complémentaire sera réalisée par un docteur vétérinaire pour établir la cause exacte de la mort, datée entre le 4 et le 6 juin selon la préfecture.

Un animal menacé

Agé de 11 ans, l’ours Balou avait vécu de nombreux épisodes qui avaient déjà fait craindre pour sa vie. Ainsi, en 2008, un chasseur l’avait confondu avec un sanglier lors d’une battue et blessé légèrement à la patte avant droite. Deux ans plus tard, en mai 2010, Balou était également descendu de sa montagne pour s’aventurer dans l’Aude, à une trentaine de kilomètres seulement de Narbonne et de ses plages. Vraisemblablement à la recherche d’une femelle, il avait alors fait peur à la population locale, bien qu’en vérité Balou fût un gros nounours inoffensif… de plusieurs centaines de kilos tout de même.

Aujourd’hui, l’ours est malheureusement en voie de disparition en France. Il ne subsiste plus que dans les Pyrénées, où ils menaçaient de s’éteindre totalement dans les années 90, et n’a pu être sauvé que par un lâcher d’ours slovènes, dont Balou faisait partie. En 2013, la population ursine n’était chiffrée qu’à 25 individus. Pourtant l’ours est un animal autochtone de la faune française, apparu dans l’hexagone il y a environ 100 000 ans et nécessaire à la biodiversité du territoire. Avec le loup et le lynx, il s’agit du plus grand carnivore des forêts françaises et européennes. C’est d’ailleurs cette donnée-là qui a fait sa mauvaise réputation et sa perte. Mais si l’ours disparaît, qu’adviendra-t-il de nous ? Nous n’aurons plus qu’à pleurer sur nos peluches.

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Clotilde Gaillard

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