Les poules de l’Hôtel de Ville


Ouvert au public depuis le samedi 24 janvier, le jardin de l’Hôtel de Ville à Paris devrait accueillir des poules et un clapier dès septembre prochain.

Autrefois une dépendance des appartements du maire de Paris, le jardin de l’Hôtel de Ville est désormais ouvert au public les week-ends et jours fériés. Il accueille les parisiens, curieux de découvrir cet espace vert historique, sur une surface de 1600 m2 s’étirant le long des quais de Seine. Le jardin servait, depuis 2001, de cour de récréation aux bambins de la crèche créée par Bertrand Delanoë à la place du logement de fonction du maire. Si les enfants ont du déménager, ils seront cependant très vite remplacés par des occupants d’un nouveau genre. En effet, comme l’a annoncé Anne Hidalgo lors de l’inauguration, un clapier et un poulailler devraient être installés dans les prochains mois.

En se nourrissant de déchets organiques, les poules devraient contribuer à faire descendre l'empreinte écologique de la capitale. © Cassiopée2010 (Flickr)

En se nourrissant de déchets organiques, les poules devraient contribuer à faire descendre l’empreinte écologique de la capitale. © Cassiopée2010 (Flickr)

« DÉPLOYER LE VÉGÉTAL ET LA FAUNE DANS PARIS »

Selon l’adjointe en charge des espaces verts Pénélope Komitès, cette décision « s’inscrit dans une démarche plus globale, visant à faire revenir de la nature, de la biodiversité en ville. » Une volonté affirmée par l’ONU dans un rapport préconisant le développement de l’agriculture urbaine. De ce fait, on a logiquement pu voir, ces dernières années, proliférer les potagers et autres ruches sur les toits de la ville ou dans les cours des établissements scolaires. Des projets développés dans le but de diminuer l’empreinte écologique des villes. Les poules du jardin de l’Hôtel de Ville pourraient ainsi, à terme, recycler jusqu’à 200 kg de déchets organiques par an et par gallinacé. Quand on sait qu’un parisien en produit en moyenne 400 kg par an, on se dit que le jeu pourrait bien en valoir la chandelle.

Léo d’Imbleval

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