Le poids du cheval sur le travail des membres


Les chevaux sont des animaux dans la nature dont le système de défense est la fuite, leurs membres longs et puissants leur permettent d’atteindre des vitesses de pointe. Malheureusement, ils ne sont pas forcément adaptés aux efforts pour lesquels ils sont sollicités dans l’équitation moderne.

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Lors de la locomotion, on peut différencier deux phases : 

la phase de suspension lorsque le membre est décollé du sol, il y a alors peu de tension mais les vibrations au sein du tissu tendineux sont importantes

la phase d’appui lorsque le membre est posé au sol. Cette phase peut être elle-même divisée en trois phases :

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PHASE D’AMORTISSEMENT      PHASE DE SUPPORT      PHASE DE PROPULSION

l’amortissement : les tendons commencent à prendre la charge du poids du corps

  le support : les articulations du boulet et du genou sont en hyper extension et les tendons prennent la charge maximale correspondante au poids du cheval. 

la phase de propulsion : les articulations les plus distales sont en  hyperextension et quelques tendons se relâchent tandis que d’autres prennent le relai.

Lorsqu’on constate ce que subissent les membres des chevaux à l’obstacle ou au dressage on comprend l’importance de les préserver au maximum.

Les tendons et les ligaments sont soumis à des contraintes extrêmement importantes au cours des efforts sportifs qu’ils fournissent, tout comme les articulations qui travaillent à chaque foulée.

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Les accidents tendineux et ligamentaires constituent une véritable épée de Damoclès qui plane au-dessus de la carrière sportive des chevaux. Elles atteignent principalement les membres antérieurs. On estime en effet qu’après une tendinite seule 80% de l’élasticité du tendon est retrouvée, ce qui n’est malheureusement bien souvent pas suffisant au vu de la charge de travail endurée. 

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C’est pourquoi il est important d’essayer par tous les moyens de diminuer cette contrainte liée au poids sur les membres du cheval.

On cherchera donc à limiter le poids corporel du cheval qui aura donc une charge moins importante à amortir sur ses membres.

De même les terrains sont à surveiller, un terrain trop mou et trop profond augmentera la charge de travail des tendons qui auront à amortir l’irrégularité du terrain en plus du poids du cheval ; tandis qu’un terrain trop dur, entraînera des résonances au sein des articulations et une fatigue articulaire. 

Dr Laurène Ebrard

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