Le Japon repart à la chasse à la baleine


C’est officiel, en ce mardi 1er décembre, deux navires ont quitté Shimonoseki, au Japon, un des principaux ports de chasse à la baleine, en direction de l’Antarctique.

Deux baleiniers japonais sont partis ce matin vers l'Antarctique. Crédits : AFP/Institute of Cetacean Research

Deux baleiniers japonais sont partis ce matin vers l’Antarctique. Crédits : AFP/Institute of Cetacean Research

Les baleiniers japonais s’obstinent donc à repartir de nouveau chasser le mammifère malgré leur interdiction datant de mars 2014 par la Cour Internationale de Justice (CIJ), les contraignant à renoncer à la pêche aux cétacés. En effet, la Cour, saisie par l’Australie, a jugé que leur activité présentée comme une chasse dans un but de recherche scientifique, cachait en fait une pêche à des fins commerciales.

Car si la pêche commerciale est interdite depuis 1986 par la CIJ, la pêche scientifique est donc devenue un prétexte…

En 2013, au nom de la recherche, les japonais ont ainsi tués 417 cétacés en Antarctique et 113 dans le Pacifique.

Depuis son interdiction, le Japon a présenté son nouveau plan qui prévoit de capturer 3.996 petits rorquals en Antarctique dans les 12 prochaines années, soit 333 par saison contre environ 900 dans le cadre du précédent programme condamné.

Ce niveau de capture est jugé «nécessaire» par le pays afin de pouvoir collecter des informations sur l’âge de la population des baleines ; données dont le Japon dit avoir besoin afin de définir un plafond de captures permettant de ne pas menacer la survie de l’espèce. Tokyo assure ainsi chasser la baleine dans un but de recherche scientifique. Pourtant, le pays n’est pas en mesure de prouver qu’il effectue en effet des recherches.

La chasse à la baleine, pour les japonais, est l’une de leurs nombreuses « traditions ancestrales », tout comme la chasse au dauphin. De même, sa consommation est devenue banale depuis de nombreuses années, et particulièrement depuis la Seconde Guerre Mondiale, période où le mammifère était considéré comme la « nourriture du pauvre ».

Malgré tout, ces dernières années, les amateurs de viande de baleine se font de plus en plus rares, en partie grâce aux associations de défense animale qui luttent sans cesse contre cette pratique cruelle.

L’association Sea Sheperd a d’ores et déjà annoncé que l’un de leur bateau prendrait la mer afin de suivre les baleiniers japonais et empêcher toute activité illégale.

Affaire à suivre…

Sonia Khemiri

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *