La moitié des primates dans le monde en voie d’extinction


Hier, mardi 24 novembre 2015, des experts de Singapour ont déclaré que plus de la moitié des primates, dont des singes et des orangs-outans, étaient en voie d’extinction critique.

Beaucoup d’espèce dans le monde sont classées comme menacées ou en voie d’extinction. La plupart de ces espèces sont en péril à cause des activités destructrices de l’homme.

Aujourd’hui, 703 espèces et sous-espèces de primates sont recensées et répertoriées dans le monde. Parmi les plus menacées selon les experts, se trouvent l’orang-outan de Sumatra en Indonésie, le singe-araignée de Colombie et le Vari roux, un des plus grands lémuriens de Madagascar.

Le Vari roux, un lémurien de Madagascar, est une des espèces en voie d'extinction.

Le Vari roux, un lémurien de Madagascar, est une des espèces en voie d’extinction. Crédits : EEP

La cause principale de cette menace est la destruction de leur habitat, les incendies des forêts tropicales dans lesquelles ils vivent. Une autre menace, pas des moindres, est le braconnage et le commerce illégal, dont les primates dont encore victimes.

Cette recherche permet de donner un « cri d’alerte » au grand public, sur ces espèces que l’on ne connaît pas toujours. Europe 1 relate que le primatologue Christoph Schweitzer, directeur du programme de conservation à la société Zoologique de Bristol a déclaré :

 « Cette recherche met en exergue l’étendue du danger qui menace de nombreux primates dans le monde ».

« Nous espérons que cela va permettre d’attirer l’attention sur ces espèces de primates les moins connues, dont certaines sont probablement totalement inconnues pour la plupart des gens », a-t-il ajouté.

Selon les experts, beaucoup de ces espèces fortement menacées vivent au Vietnam et à Madagascar.

De nombreuse espèces marines comme les poissons, mammifères marins, mais aussi les reptiles et les oiseaux, sont également en voie d’extinction, du fait de l’activité de l’homme. Selon l’ONG environnementale WWF, la population d’animaux marins aurait diminué de moitié en à peine 40 ans…

La surpêche, les industries extractives à l’aménagement du littoral et à la pollution, et les émissions de gaz à effets de serre sont responsable de ce chiffre plus que parlant. Le rapport WWF indique :

« Tenant un rôle critique en matière de sécurité alimentaire, les populations de poissons connaissent un tel déclin à l’échelle mondiale que certaines risquent de s’effondrer. »

WWF ajoute malgré tout :

« Toutefois,il est encore temps d’agir contre les menaces pesant sur les océans pour inverser la tendance : des solutions existent et nous les connaissons! »

Sonia Khemiri

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