Il décapite son chien et poste un selfie avec la tête sur Facebook


Les cas de maltraitance animale se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours. Une nouvelle affaire, dont l’action se déroule en Polynésie française, vient ébranler les défenseurs des animaux. Tous sont effectivement scandalisés par un homme, identifié sous le pseudonyme « Pablo Maupiti », qui a publié sur une page Facebook un selfie de lui posant avec la tête coupée de son chien. Une deuxième photo, toujours publiée par ses soins, montre des morceaux de viande découpés et mis dans une marmite.

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Ces deux images, scandaleuses, ont été postées sur une page Facebook destinée à la vente et aux échanges. Une discussion virtuelle entre « Pablo Maupiti » et des internautes aurait dégénéré après que l’un d’entre eux a envoyé un message : « C’était juste pour dire que l’on peut se faire de bons petits plats pour pas cher ». C’est à la suite de cette phrase que « Pablo Maupiti » aurait diffusé ses deux photos, accompagnées d’une note : « Comme il m’a vraiment fait ch… », relate sur son site la Dépêche de Tahiti.

Il n’a fallu que quelques minutes pour que les internautes réagissent violemment, à coup d’insultes et de menaces. La Dépêche de Tahiti relate qu’une des internautes a quant à elle préféré envoyer un message privé à l’auteur des photos. Pablo Maupiti lui a alors répondu : « Tu sais pourquoi j’ai fait ça ? Je l’aime, mon chien, mais il a presque tué un chaplin qui est entré dans ma cour. Alors, qu’est-ce que tu préfères, que je tue mon chien ou que mon chien tue le chaplin ? »

« Si le chien ne souffre pas, ce n’est pas un délit »

Alain Theurier, directeur du service de protection animale en Polynésie (SPAP) a décidé de porter plainte contre Pablo Maupiti pour la photographie qu’il a publiée. Mais l’affaire est loin d’être gagnée : en effet, en Polynésie, « si la mise à mort est instantanée et que le chien ne souffre pas, ce n’est pas un délit », a expliqué le procureur de la République José Thorel à la Dépêche de Tahiti, avant d’ajouter : « J’ai vu la photo. Et il ne dit pas qu’il faut pendre les chiens. Moi, ce qui me révulse, c’est de poser avec la tête d’un journaliste japonais, ou avec la tête d’un enfant, mais pas celle d’un chien. C’est comme manger du bœuf ».

Bien qu’une enquête soit en cours, il est donc possible que la justice ne condamne pas Pablo Maupiti. Il ne pourra être poursuivi pour acte de cruauté envers un animal que s’il est prouvé qu’il a bel et bien fait souffrir son chien.

Elisa Gorins

 

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