Etats-Unis : 20 000$ pour pouvoir tuer un éléphant


Déjà responsable du scandale provoqué, l’année dernière, par la mise aux enchères d’une chasse au rhinocéros noir, le Dallas Safari Club (un club de chasse texan) ne semble pas avoir retenu la leçon. Celui-ci propose, en effet, cette année, une offre similaire mais avec un pachyderme comme trophée. Ou du moins proposait, car devant le tollé généré, le club a du faire marche arrière.

20 000$ pour une chasse à l’éléphant de 12 jours au Cameroun, tel était le prix de départ de l’offre la plus « intéressante » du catalogue 2015 de vente aux enchères du Dallas Safari Club. Cette offre honteuse, s’exhibe aux côtés d’autres du même genre. Les membres ont ainsi le choix entre plusieurs voyages proposant chacun de partir tuer un animal emblématique. Du léopard au Mozambique (26 000$) à l’ours noir au Canada (7 500$), il n’y a que l’embarras du choix. Pourtant ces animaux sont, dans leur grande majorité, considérés comme en danger ou sur le point de l’être

Le club avait d’ailleurs déjà attiré, l’an passé, les foudres des associations de protections des animaux, quand Corey Knowlton avait remporté une chasse au rhinocéros noir pour 350 000$. Une espèce en danger critique d’extinction dont la population culminerait seulement à un peu moins de 5000 individus. Le chasseur texan, également héros d’une série de télé-réalité, avait cependant vu son expédition reportée par le Fish And Wildlife Service. Celui-ci devait statuer sur la possibilité ou non de ramener le trophée de la bête en Amérique. Au même moment, plusieurs milliers de personnes avaient signé une pétition pour s’insurger contre l’abattage du rhinocéros.

En plus de la chasse, les espèces menacées souffrent très souvent des problèmes de braconnage. © Brittany H.

En plus de la chasse, les espèces menacées souffrent très souvent des problèmes de braconnage. © Brittany H.

CONTRAINT D’ANNULER SOUS LA PRESSION

Alors qu’il assurait quelques jours auparavant que « les éléphants, les lions et les léopards ne sont pas répertoriés comme espèces en voie de disparition par le Fish and Wildlife Service américain et, en fait, sont surpeuplés dans certaines régions d’Afrique », le président du club, Ben Carter, a cependant été forcé d’annuler la chasse. Les défenseurs des droits des animaux se sont en effet manifestés en nombre devant l’hôtel où se tenait la convention du club. La chasse a donc été retirée de la vente, samedi 17 janvier, officiellement suite au retrait de l’offre par le donateur.

Léo d’Imbleval

 

 

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