Elle retrouve son chat par hasard quatre ans après sa disparition 1


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Choumy et sa maîtresse – Crédit : Elaudy Da Silva / Facebook

J’ai longtemps réfléchi à la manière dont j’allais partager cette histoire, mais je crois simplement qu’il me fallait le temps d’en éprouver sa réalité. Alors voilà, je réalise, peu à peu, que Choumy est revenu.

Il y a quatre ans, mon chat a disparu. Il s’appelait Choumy, il avait alors huit ans et c’était mon premier animal de compagnie, c’était mon chat, je l’aimais infiniment, et j’avais quantité d’arguments pour cela car jamais plus, en effet, je n’ai rencontré chat plus câlin, intelligent et respectueux.

Seulement voilà, alors qu’il avait pour habitude de sortir, revenant systématiquement à la maison malgré ses promenades, il a un jour disparu, et cette fois « pour de bon »… ou c’était en tous cas la difficile conclusion que j’essayais encore d’accepter jusqu’à il y a exactement une semaine.

Lundi dernier en effet, à deux rues de chez moi et après quatre ans d’absence totale, j’ai vu Choumy. Séparés par un portail, on s’est reconnus et dans son regard j’ai pu lire sa propre surprise alors que je vivais la mienne. Je l’ai appelé et il m’a répondu, effrayé entre autres par les différents passages dans la rue cependant, il ne me rejoignait pas. Ledit portail s’ouvre alors pour laisser une voiture entrer dans ce qui était le garage d’une résidence. Une femme en sort et me voyant désespérément obsédée par le félin, elle me demande si je connais ce chat : « Vous le connaissez, vous ? » et à la suite de cette question-réponse, je lui explique dans un rythme accéléré par l’émotion que c’est mon animal alors qu’elle me dit qu’il traîne dans cette résidence depuis des années… Je ne peux résolument pas le laisser vivre en chat errant, c’est mon chat, c’est mon amour, il mérite mieux que ce sort. Cette femme merveilleuse, attendrie par le vieux matou qu’il était devenu et par l’histoire qui le liait à moi, me fait entrer et me laisse son numéro de téléphone, me promettant son aide dans la mesure du possible. Le soir même, alors que nous avions pris contact par téléphone, elle me dit qu’elle l’a revu, reniflant partout sur mon passage de l’après-midi, preuve ultime qu’il m’avait reconnue.

Je décide alors que chaque soir, j’irai le nourrir jusqu’à ce qu’il associe ces gamelles à ma voix, et me rejoigne à la maison. Mardi soir, je commençai le processus, mais je n’aurai finalement jamais eu à le répéter. En effet, Laëtitia, mon premier ange gardien, me met rapidement en contact avec l’une de ses voisines, Sylvie, qui m’aura également été d’une aide infinie. A deux, elles nourrissent en effet les chats n’ayant que la rue pour maison, dont mon pauvre Choumy faisait à présent partie.
Le lendemain, c’est de Sylvie que je reçois un appel : « J’ai attrapé votre chat. »

Mercredi soir, je retrouve ainsi Choumy, recueilli par ce second ange gardien qui me l’avait décrit comme apeuré et réservé depuis son arrivée chez elle. Mais alors qu’elle me tend la caisse de transport dans laquelle elle l’avait placé avec bienveillance, il miaule en me voyant et frotte sa tête contre la grille de la caisse. Il ronronne et malgré les mots doux et caresses que ma sauveuse lui adresse à travers la grille, n’a d’yeux que pour moi, me fixant avec amour pour mon plus grand bonheur.

Elles le savent car je n’ai cessé de le leur répéter : mille mots ne suffiraient pas à exprimer ma gratitude envers ces deux jeunes femmes, témoins du miracle. En effet, après quatre ans, mon Choumy, que le vétérinaire décrit comme un chat qui comme beaucoup d’autres, sans penser à mal, a sans doute perdu son chemin, ce pauvre chat qui a vécu la triste vie de chat errant toutes ces années, Choumy est là, au chaud, dans son foyer, à mes côtés.

A la minute où, ayant rejoint mon domicile, je l’ai sorti de sa cage pour le prendre dans mes bras, il s’est accroché à mon cou, comme il le faisait toujours, reposant ses pattes sur mes épaules dans un câlin des plus humains, et tout en ronronnant, me cognait de sa tête avec l’affection la plus intense.

Mes parents, qui n’y croyaient pas, en étaient émus aux larmes : c’était bien lui, et il m’avait reconnue. Tout comme il a reconnu la maison, filant sans hésitation dans ma chambre, celle qu’il aimait le plus, dès que l’occasion s’est présentée…

C’est une histoire incroyable, que je réalise à peine, et qui a ému tous ceux qui l’ont écoutée jusqu’à présent. Tous ont d’ailleurs compris l’importance de leur rôle dans la renaissance de Choumy : aussi, je tiens à remercier à nouveau les professionnels qui dans leur grande humanité, ont accepté de me recevoir au plus vite, de sorte que, moins de 24h après nos retrouvailles, mon chat avait reçu tous les soins nécessaires après avoir vu le vétérinaire, le Dr Bobard, qui a su répondre à tous les besoins de mon animal et apaiser toutes mes craintes, ainsi que la toiletteuse, Emmanuelle Gilbert qui exerce Au beau chien Ovillois, qui a quant à elle, su traiter Choumy avec toute la douceur et la patience qu’il méritait.

Une semaine après cet événement insolite, notre complicité est plus forte que jamais, et mon vieux matou, qui fêtera ses douze ans en juillet prochain, se repose enfin dans la chaleur de sa maison, qui lui a sans doute beaucoup manquée.

Elaudy Da Silva


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