Documentaire : Kedi, la vie des chats à Istanbul


Au 15ème Festival du film indépendant d’Istanbul qui s’est déroulé il y a quelques jours, s’est présenté un documentaire sur Istanbul vue par les chats.

Bande-annonce que l’on voit partout sur Internet, ce documentaire nommé Kedi ou Neuf vies : les chats à Istanbul, qui veut dire chat en turc, est réalisé par Ceyda Torun. Kedi dévoile la ville à travers les yeux de ceux qui pour les habitants sont des « miroirs » des hommes. Depuis des milliers d’années, les chats sont présents au sein de la ville et apporte de la joie aux stambouliotes. Le documentaire est parsemé de témoignages d’habitants qui tentent de donner une définition à ces félins. Pour l’un d’entre eux : « L’amour des animaux est un amour différent. Une personne qui n’aime pas les animaux, ne peut aimer l’être humain. »

Istanbul, une ville différente

Chat turc aux yeux verrons appelé chat de Van. Crédit : DR

Chat turc aux yeux verrons appelé chat de Van.
Crédit : DR

Dans les moindres recoins d’Istanbul, les chats sont présents : mosquées, université et même musées. Ces chats sont errants et pourtant ils ne sont pas traités comme de vulgaires animaux comme on peut le voir dans certaines villes. Au contraire, ces chats, à l’instar des chats de l’Egypte Antique, sont traités avec attention : nombre de personnes leurs donnent à manger et leur prodiguent des caresses. Les chats ne sont d’ailleurs pas farouches et se laissent approcher même par les touristes. Cette particularité de la ville est telle que L’Express en fait une raison pour venir visiter la ville.

Ce culte voué aux chats vient notamment de la religion musulmane, une histoire raconte qu’un chat attaqua un serpent venimeux qui s’approchait du prophète Mahomet. Un dicton populaire dit même : «Si vous avez tué un chat, il vous faut construire une mosquée pour être pardonné par Dieu».

D’ailleurs, il y a une loi en Turquie depuis 2004 sur la protection des animaux. Il faut au possible faire stériliser les chats puis les relâcher ou faire adopter ces matous. Ce qui n’est pas le cas pour les chiens, qui eux sont plutôt rejetés de la société.

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