La dissection en classe de bio : c’est fini !


Plus jamais un élève n’aura à endurer l’écoeurante épreuve de la dissection. L’Education Nationale a, en effet, annoncé fin novembre sa décision de ne plus autoriser cet exercice dans les classes pré-bac.

Cette décision devrait permettre de grandement diminuer le nombre de souris et grenouilles élevées en laboratoire. © DR

Cette décision devrait permettre de grandement diminuer le nombre de souris et grenouilles élevées en laboratoire. © DR

Sûrement occultée de nos écrans par la réélection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP, la directive, lancée par le ministère de l’Education Nationale fin novembre, marque la fin de la dissection effectuée sur des petits vertébrés. Les travaux pratiques en SVT, dans les classes de collège et de lycée, pourront cependant toujours être réalisés « sur des invertébrés à l’exception des céphalopodes et sur des vertébrés ou sur des produits issus de vertébrés faisant l’objet d’une commercialisation destinée à l’alimentation. »

Cette décision vient appliquer un texte de l’Union Européenne mis en vigueur en 2010. Celui-ci définit des lignes directives concernant la protection des animaux élevés en laboratoire et utilisés à des fins scientifiques, telles que les souris ou les grenouilles. Il explique qu’au vu des dernières découvertes scientifiques dans le domaine du bien-être animal, l’Europe se doit de réduire l’exploitation de ces petits animaux, élevés en laboratoire dans le seul but d’être disséqués.

UN GESTE APPLAUDI

 L’association Antidote Europe, qui milite contre l’expérimentation animale dans un but purement scientifique, s’est empressée de féliciter le gouvernement pour son initiative. Dans un communiqué, publié sur son site le 15 décembre 2014, l’association estimait en effet que « la transposition en droit français de la directive européenne 2010/63/UE ne semblait pas tout à fait claire aux différentes personnes concernées. C’est pourquoi cette lettre du ministère de l’Éducation nationale était nécessaire et attendue ».

Léo d’Imbleval

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