Broyage des poussins, les parlementaires se mobilisent


Plusieurs parlementaires s’inquiètent du sort réservé aux poussins mâles et signent une pétition pour demander la fin du « broyage des poussins ».

Députés et sénateurs de plusieurs bords se sont mis d'accord

Députés et sénateurs de plusieurs bords se sont mis d’accord

Ils ne peuvent pas pondre d’oeufs et sont alors broyés par millions. C’est le destin tragique d’environ 50 millions de poussins mâles en France. Tués dès le premier jour de leur vie mécaniquement ou étouffés dans des sacs poubelle. Simplement parce qu’ils ne possèdent pas les mêmes caractéristiques que les poulets élevés pour leur chair.

Trente six députés et sénateurs touchés et choqués par le sort des poussins viennent d’interpeller le ministre de l’agriculture Stéphane le Foll, via des questions écrites, recensées et reprises par « Le Monde » et des associations. Parmi eux, des parlementaires écolos comme Laurence Abeille (EELV), Jean-Vincent Placé (EELV), centristes comme Chantal Jouanno (UDI) et aussi de droite comme Lionnel Luca (LR), Patrick Balkany (LR), Olivier Dassault (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Bérengère Poletti (LR)….

VIDEO CHOC

Un employé d’un couvoir en Bretagne a témoigné du calvaire de ces animaux sur cette vidéo publiée sur le site de l’association L214

 
Cette petite vidéo publiée sur le site de l’association de défense des animaux L214 a provoqué l’émoi des parlementaires. Elle est, d’une certaine façon, à l’origine de cette réaction politique. Ensemble, les 36 parlementaires exigent une mise à mort plus digne pour les petits oiseaux, en s’inspirant d’une méthode allemande qui permet «par une technique de spectrométrie» de procéder à «un tri précoce des poussins dans l’oeuf».

Le ministère de l’Agriculture répond

Par ailleurs, une autre pétition circule sur le web et s’intitule «Stop au broyage des poussins» intitulée.Au ministère de l’Agriculture, on rappelle que le broyage mécanique est encadré par un règlement européen de 2009, sur «la protection des animaux au moment de leur mise à mort». En revanche, la pratique des sacs poubelle (pourtant répandue) n’est pas autorisée et est susceptible d’être sanctionnée.«La filière et les pouvoirs publics sont soucieux de développer à terme des pratiques permettant un sexage avant éclosion», fait-on valoir au ministère. Des travaux sont actuellement menés, notamment avec FranceAgriMer, pour voir comment des outils pourraient être mis en place, sur la base de la technique modèle développée en Allemagne.

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