A 19 ans, elle chasse et expose ses trophées d’animaux sur Facebook 1


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Lion, rhinocéros, buffle, léopard, éléphant… Les célèbres « big 5 » africains n’ont pas échappé à Kendall Jones. A seulement 19 ans, cette jeune texane passionnée de chasse se targue sur les réseaux sociaux d’avoir déjà des dizaines de trophées d’animaux morts à son actif. Mais les internautes et les défenseurs des animaux, eux, sont scandalisés.

Pour devenir célèbre, certains sont prêts à tout. Kendall Jones, une jeune américaine originaire de l’Etat du Texas, elle, a choisi de partager sa passion pour la chasse sur les réseaux sociaux. Près de 354 000 personnes suivent ses aventures sur sa page Facebook et assistent, impuissants, à l’exposition de ses trophées de chasse. Parmi ceux-ci, des lions, des léopards, des buffles… autant d’animaux que Kendall Jones a rencontrés et tués lors de safaris en Afrique. Et ce, sans le moindre égard.

Vêtue d’une combinaison de camouflage, arme à la main, elle pose tout sourire devant ces cadavres d’animaux. Sans aucune honte, elle affiche ses photos sur les réseaux sociaux, fière de montrer aux internautes du monde entier qu’une gamine de 19 ans, étudiante en marketing sportif et pom-pom girl au visage de poupée Barbie peut dominer des animaux sauvages.

Kendall Jones est née à Cleburne, au Texas. Dès son plus jeune âge, elle accompagnait son père, fervent amateur de chasse aux « big 5 », dans ses safaris en Afrique. Elle avait 9 ans lorsqu’elle a effectué son premier voyage au Zimbabwe : « Même si je voulais terriblement abattre quelque chose, j’étais trop petite pour tenir les armes que mon père avait apportées », relate-t-elle sans tabou.

A 13 ans, elle tue sa première grosse proie : un rhinocéros blanc, une espèce en voie d’extinction. Mais ce trophée n’a pas suffi à calmer sa soif de sang : « Je suis retournée en Afrique l’été suivant en 2009 (j’avais 14 ans) pour finir ma quête des Big 5. Cette fois, je suis partie sur un safari de 28 jours et j’ai eu un éléphant avec un coup de .416 Remington et en le terminant avec le .470 Nitro Express de mon père. […] Malheureusement, je n’ai pas eu l’opportunité d’avoir un léopard, donc je suis revenue deux semaines plus tard pour un safari de 14 jours. Cette fois j’ai eu mon léopard. »

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Des pétitions et des menaces de mort

Alors que certains internautes félicitent et soutiennent Kendall Jones, d’autres, au contraire, s’indignent. Les plus scandalisés inondent sa page Facebook de commentaires insolents, allant jusqu’à la menacer de mort.

Les défenseurs des animaux font actuellement circuler plusieurs pétitions : L’une, « Facebook (PDG-Mark Zuckerberg): Supprime cette page de Kendall Jones qui promeut la cruauté animale! » récolte plus de 264 000 signatures. Une autre sur Change.org demande à ce que Kendall Jones arrête de chasser en Afrique. Elle réunit plus de 117 000 soutiens.

Face à cet emballement et à la médiatisation soudaine de Kendall Jones par-delà les frontières, son entourage a publié un communiqué, faisant savoir que « toutes les chasses de Kendall au Zimbabwe et en Afrique du Sud étaient à 100% légales » et que le coût des licences ainsi que le salaire des pisteurs et autres assistants se chiffraient à plus de 160.000 dollars (environ 117.000 euros). « Cet argent peut servir de relance à l’économie locale », prétextent ses proches, en ajoutant que ces parties de chasse respectent les quotas imposés par les autorités. Pire encore : le clan de Kendall Jones a l’audace d’affirmer que la chasse contribue à la conservation des espèces ! Comme si tuer un animal en voie d’extinction aidait son espèce à perdurer…

Kendall Jones, elle, se moque éperdument de ses détracteurs. Au contraire, elle leur est reconnaissante : « Tous les anti-chasse qui postent des commentaires négatifs et partagent mes photos sur leur page m’ont aidée à obtenir plus de 600 ‘j’aime’ en 48 heures », se vante-t-elle. Kendall Jones remercie également ses « supporters » pour « leurs encouragements ». Et elle confirme qu’elle va « continuer de chasser » pour « diffuser le savoir sur la chasse et la préservation de la vie sauvage ». D’ailleurs, elle sera l’héroïne d’une émission télévisée sur la chasse, qui sera diffusée en 2015 sur la chaîne thématique Sportsman Channel…

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Elisa Gorins


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